TRAX 222

6.81 

Quelques jours après le résultat des élections européennes, ce numéro sur la free party a une drôle de saveur. Il n’avait pas vocation à y faire écho, et pourtant. Notre point de départ était simple : rencontrer les teufeurs et lancer la mise à jour du mouvement, 30 ans après sa naissance. Alors cap sur le Teknival, plus grand et plus ancien festival illégal d’Europe. Qu’a-t-on trouvé sur place ? Beaucoup de neige, des marcheurs blancs, et de la politique, aussi. D’avantage que par le passé. Parmi les discours entendus, certains ne seraient pas récusés par le Rassemblement National, ni par le Frexit. Choquant, pour une culture façonnée par le nomadisme et la libre circulation des personnes ? Non. Car n’en déplaise aux plus anciens, la free party n’est pas immuable et doit aussi se confronter à la montée des discours populistes et à une crise de la représentativité. Pour autant, elle n’est pas désarmée. Son rejet historique des porte-paroles et de la hiérarchie l’ont préparé à ce combat et en ont fait un formidable espace de dialogue et d’échange, radicalement inclusif. On se demande même si ce qui faisait sa marginalité hier ne la placerait pas en 2019 aux avant-postes d’une réflexion sur l’engagement politique et citoyen. Fallait-il trouver meilleure raison de parler du peuple qui danse ?

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Description

#trax222

Quelques jours après le résultat des élections européennes, ce numéro sur la free party a une drôle de saveur. Il n’avait pas vocation à y faire écho, et pourtant. Notre point de départ était simple : rencontrer les teufeurs et lancer la mise à jour du mouvement, 30 ans après sa naissance. Alors cap sur le Teknival, plus grand et plus ancien festival illégal d’Europe. Qu’a-t-on trouvé sur place ? Beaucoup de neige, des marcheurs blancs, et de la politique, aussi. D’avantage que par le passé. Parmi les discours entendus, certains ne seraient pas récusés par le Rassemblement National, ni par le Frexit. Choquant, pour une culture façonnée par le nomadisme et la libre circulation des personnes ? Non. Car n’en déplaise aux plus anciens, la free party n’est pas immuable et doit aussi se confronter à la montée des discours populistes et à une crise de la représentativité. Pour autant, elle n’est pas désarmée. Son rejet historique des porte-paroles et de la hiérarchie l’ont préparé à ce combat et en ont fait un formidable espace de dialogue et d’échange, radicalement inclusif. On se demande même si ce qui faisait sa marginalité hier ne la placerait pas en 2019 aux avant-postes d’une réflexion sur l’engagement politique et citoyen. Fallait-il trouver meilleure raison de parler du peuple qui danse ?

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Informations complémentaires

Poids0.26 kg


Anciens Numéros Trax

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