TRAX 223

7.35 

En 2000, l’artiste house français Demon sortait le clip “You Are My High”, un gros plan de plusieurs minutes sur le baiser de deux adolescents dont le genre n’était pas évident. Tout universel qu’il soit, ce symbole ne rentrait pas dans la norme et la vidéo fit face aux associations, au CSA et à la censure. La couverture de ce numéro rend hommage à ce petit acte de bravoure et reprend la photo de Jurgen Ostarhild qui à inspiré le clip pour titiller, une nouvelle fois, le « juste équilibre » de l’amour. Plus qu’un flashback nostalgique (20 ans déjà), il s’agit de comprendre pourquoi cette analogie dérangeait et d’imaginer les futurs de nos normes amoureuses.

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Description

Amour(s), fier, futur, fluide ❤

> We love you so…

Peut-on encore parler d’Amour, au singulier et avec un grand “A”, en 2019 ? Rien n’est moins sûr. Plutôt que de ce Grand Love monolithique, nous avons voulu aborder dans ce Trax 223 les amours plurielles, divergentes, inventives, passionnantes. Au féminin, oui, car “amour” est l’un des (très) rares mots de la langue française à changer de genre en passant du singulier au pluriel. “Genderfluid” avant l’heure.

En couverture, celles et ceux qui ont chéri le MTV des années 2000 et le M6 du Hit Machine reconnaîtront la photo qui a inspiré le clip “You Are My High” de DEMON : un gros plan de plusieurs minutes sur un baiser qui fit pâlir les bien-pensant·e·s, au point d’en saisir le CSA. Un petit acte de bravoure qui, à l’époque déjà, bousculait les normes de l’amour.

Au sommaire, l’on parle de “safe spaces”, lorsque les dancefloors se mobilisent pour exclure les oppresseurs afin que chacun·e puisse vivre son identité et sa sexualité librement. C’était le cas au Pulp, célèbre club lesbien des Grands Boulevards et fief de Jennifer Cardini, Sextoy, Chloé : son ancienne physio Christine nous raconte comment elle a développé son infaillible radar à crevards. L’on part aussi à la rencontre des CLUB KIDS aux Kindergarten party, ces enfants terribles de la nuit qui explosent les carcans des genres à coups de costumes flamboyants faits de fausse fourrure, de paillettes et de fantasmes. Leur démarche dialogue avec celle de nombreux autres artistes présents dans ces pages, qui anticipent le devenir de l’amour et de la sexualité à l’ère des algorithmes, du transhumanisme et de l’intelligence artificielle. Sans oublier le plat de résistance, notre test “Comment aimera-t-on en 2050 ?” Un indice : de façon fière, fluide, future.

A lire également dans Trax 224 : le Bar Live, chroniques de l’after mythique du sud de la France ; le cyberdélisme, quand la VR remplace le LSD ; les 20 ans de l’album culte de Sigur Rós…



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